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Longer, analytical article.  La France et l’Afrique francophone: des relations de dépendance

Summary & Comment: "La politique française en Afrique est toujours composée des trois éléments : linguistique et culturel, géostratégique et économique. Ce sont les outils utilisés pour l’exploitation continue des terres africaines." DT Voir la version anglaise : www.africafiles.org/article.asp?ID=19633

Author: Darnace Torou Date Written: 20 December 2008
Primary Category: Africa General Document Origin: AfricaFiles
Secondary Category: Western Region Source URL: http://www.africafiles.org/article.asp?ID=19700
Key Words: La France, l’Afrique, francophone, relations, dépendance,

African Charter Article #20: All peoples shall have the right to existence and self determination and the right to free themselves from the bonds of domination. (Click for full text...)



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La France et l’Afrique francophone: des relations de dépendance

www.africafiles.org/article.asp?ID=19700

Voir la version anglaise : www.africafiles.org/article.asp?ID+19633  

Résumé et commentaires : A travers cet aperçu pénétrant au sein de la Francophonie, Torou, un ancien diplomate expérimenté de la Mission du Tchad auprès des Nations Unies et actuellement enseignant à Toronto donne une vue d’ensemble sur les méthodes de contrôle et domination de la France sur ses anciennes colonies. Des méthodes sont devenues plus subtiles.

Les chapeaux  sont les suivants :
 1. Arrière plan historique ;
  2. Contrôle par le biais des accords secrets ;
 3. Contrôle à travers la coopération monétaire et financière ;
 4. Contrôle à travers l’exploitation économique ;
 5. Contrôle à travers les institutions culturelles ;
 6. Contrôle à travers les interventions militaires ;
 7. La politique française a-t –elle changé ?’’

On pourrait souhaiter que ces rapports soient moins paternalistes et plus ‘libres, égalitaires et fraternels’ pour l’amélioration des conditions de vie des populations africaines. Malheureusement, les bourgeoisies régnantes y trouvent également leur compte – intérêts économiques, militaire et politique- en maintenant les bonnes et profitables relations avec les milieux politiques, militaires et bureaucratiques français » JK

La France et l’Afrique francophone: des relations de dépendance  

1. Aperçu historique

L’Afrique francophone est composée des anciennes colonies suivantes :

  • Afrique Equatoriale Française : Gabon, Moyen-Congo (actuellement Congo Brazzaville) ; Oubangui-Chari  (République Centrafricaine) et le Tchad. La capitale était Brazzaville.
  • Afrique Occidentale Française : fédération crée en 1895 et composée du Sénégal, de la Mauritanie, du Soudan Français (actuel Mali) ; Haute-Volta ( actuel Burkina Faso) ; Guinée Française (aujourd’hui République de Guinée) ; Niger, Côte d’Ivoire, Dahomey (République du Bénin). La capitale était Dakar. 

La Communauté a été conçue dans le cadre du projet de constitution initié par le Général De Gaulle en 1958, pendant qu’il faisait face à la rébellion algérienne.

La notion de Françafrique est une formule de référence quand on évoque les relations franco-africaines. Elle est attribuée au Président attribuée au Président Félix Houphouët-Boigny, dans un sens assez positif à la lumière des bonnes relations supposées entre la France et l’Afrique. Ce terme a été ensuite empruntée par M. François-Xavier de Verschave servir de tire à sa critique de  la politique la politique française en Afrique, « La Françafrique, le plus long scandale de la République ».

La politique française en Afrique est toujours composée des trois éléments : linguistique et culturel, géostratégique et économique. Ce sont les outils utilisés pour l’exploitation continue des terres africaines.  

2. Contrôle à travers des accords secrets :

Une véritable jungle juridique a été mise en place, permettant ainsi à la  France de contrôler et d’intervenir ‘’quand cela est jugé nécessaire » et cela a été sous différentes formes telles que :

  • la coopération militaire ;
  • l’assistance technique ;
  • la coopération culturelle  

La France a signé des accords de défense avec de nombreuses anciennes colonies  lui permettant d’apporter différentes formes d’assistance. Le Président Nicolas Sarkozy  a observé  le 28 février que «  la formulation de ces accords (de défense) était obsolète » dans ce qui pouvait être perçu comme un retrait de l’appui à certains très proches alliés.

De quoi est-il question dans ces accords ?  

Le rapport de la Commission d'enquête de l'ONU sur les événements du 25 mars 2004  en donne une certaine idée : conformément à l’annexe II de l’Accord signé entre les gouvernements de la République Française, la République de Côte d’Ivoire, la République du Dahomey et la République  du Niger le 24 avril 1961, la France est prioritaire dans l’acquisition de ces « matières premières classées stratégiques » . En fait, conformément à l’article 2 de l’accord, « la République française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire (…)qu’elle entend suivre relativement aux produits et matières stratégiques, prenant en compte les besoins généraux de défense, l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République française de la politique qu’elles entendent suivre relativement aux produits et matières stratégiques, et des mesures qu’elles entendent prendre pour la mise en application de cette politique ». Et pour conclure, l’article 5 dispose que « concernant ces mêmes produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de défense, en réservent en priorité la vente à la République française, après avoir satisfait leurs besoins de consommation interne, et qu’elles importeraient ce dont elles ont besoin en priorité d’elle ». La réciprocité entre les signataires, faut-il le souligner, est faussée par les relations de domination par le pouvoir colonial qui venait d’organiser l’accession des ces pays à « l’indépendance » juste quelques mois auparavant (en Août 1960).

Les accords étaient passés entre la Présidence française et celles des différentes ex-colonies. Ainsi, il n’y avait aucune voie de contrôle démocratique par les parlements ou les assemblées. De nombreuses interventions ont été entreprises pour « secourir » un président africain, le réinstaller voire le remplacer par un autre choisi par la France qui détient le plein pouvoir d’agir en cas d’urgence.

Sept pays maintiennent toujours le cadre légal défini entre 1960 et 1961 :  

Accords spéciaux de défense avec le Cameroun, la République Centrafricaine, la Côte d’Ivoire (plus une convention de maintien de l’ordre), le Gabon (plus une convention permettant à la France de maintenir la loi et l’ordre), le Sénégal, le Tchad (plus une convention secrète de maintien de l'ordre remontant à l'indépendance) et le Togo. L’intention semblait de vouloir les Etats nouvellement indépendant de bâtir leurs armées nationales, mais en fait, cela a contribuer à consolider la main mise de la France.

Un ancien chef du service Afrique du Sdece (Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage), les services secrets extérieurs, l’a parfaitement résumé dans " 'Ministre' de l'Afrique" (Seuil), ses Mémoires publiées en 2004 : " Nos objectifs prioritaires, explique alors Maurice Robertétaient par conséquent, d’une part, d’empêcher l’extension de la subversion et de la pénétration communistes, en particulier dans les pays d’Afrique noire française limitrophes de la Guinée : le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, d’autre part de veiller à ce que les Américains n’empiétassent pas, notamment au plan économique, sur notre zone d’influence."

Dans « la Piscine, les services secrets de 1944 à 1984 » MM. Roger Faligot et Pascal Krop montrent les diverses manœuvres visant à déstabiliser le président Sékou Touré, l’intervention française pour restaurer le président Léon M’Ba, le rôle de Bob Denard agissant pour le compte du gouvernement français dans plusieurs conflits (Biafra, Katanga).

Le Gabon semble jouer un rôle pivot dans la « Françafrique ».  M. Pierre Joxeancien ministre de la Défense et de l’Intérieur raconte dans son " Pourquoi Mitterrand ? " (éd. Philippe Rey), une conversation avec le Président Mitterrand :" Je lui 'révélai', raconte Joxe, ce que j’avais appris sur les mesures spéciales organisées par notre détachement de l’armée de l’air, au Gabon, qui maintenait en veille, sur ordre, un équipage 24 heures sur 24, 365 jours par an, prêt à tout moment à exfiltrer Bongo en cas de besoin »

Dans de nombreuses capitales, on fait état des tunnels liant les palais présidentiels à l’Ambassade de France. M. Laurent Gbagbo avait fermé celui reliant le Palais à l’Ambassade durant la crise ivoirienne.

Ces quelques exemples illustrent le genre de relations existant entre la France et ses  « anciennes colonies » et actuelles « néo-colonies ».

En d’autres termes, « plus ça change, plus c’est la même chose »

3. Domination exercée à travers la coopération financière :  

Entre 1945 et 1958, l’acronyme CFA signifiait Colonies françaises d’Afrique. Formule changée en Communauté Française d’Afrique avec l’institution de la Vème République  et en Communauté financière africaine. CFA peut être compris des deux manières depuis les indépendances.

Selon le Professeur KoulibalyPrésident de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et Professeur  d’Economie :  

« La zone du franc CFA est une union de coopération monétaire dont les leviers de contrôle se situent à Paris où priment les intérêts de la France. Les États satellites, membres de cette zone, sont des pays d`Afrique occidentale et centrale. La logique qui sous-tend le fonctionnement de cette zone rappelle la manière dont les Etats de l`Europe de l` Est étaient liés à l`ex-Union soviétique par le biais du Pacte de Varsovie à l`époque de la Guerre froide.

Les principes de la coopération monétaire entre la France et les Etats membres de la zone franc ont été énoncés dès les années 1960 dans le cadre d`un pacte colonial. Ce pacte a été modifié par la convention de coopération monétaire du 23 novembre 1972 entre les Etats membres de la Banque des Etats de l`Afrique centrale (BEAC) et la France d`une part, et par l`accord de coopération du 4 décembre 1973 entre les pays membres de l`Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et la République française d`autre part. Juste avant que la France n`accède aux demandes d`indépendance des pays africains dans les années 1960, elle a obligé ces Etats à placer 65% de leurs réserves de change sur un compte du Trésor français, après avoir défini un taux de change fixe du franc CFA. Bien que la gestion de cette monnaie ait été confiée à des banques centrales communes [BEAC et BCEAO, ndlr], ces banques n`ont d`africain que le nom. En réalité, elles n`ont aucun pouvoir et ne sont rien de plus que de gigantesques institutions bureaucratiques qui ne décident pas des politiques monétaires. Elles sont là pour faire croire aux pays de la zone franc qu`ils sont maîtres de leur destinée. Les pays de la zone franc continuent de perpétuer un système mis en place par l`ancien bourreau colonial. »  

Ceci représente certainement un puissant moyen de domination.  

4. Domination à travers l’exploitation économique  

ELF (aujourd’hui Totalfina)  est un excellent exemple de combinaisons de relations d’affaires, d’exploitation économique, commerciale et de ressources naturelles sur fond d’activisme militaire et  d’espionnage.

ELF a été crée par le général De Gaulle en vue d’assurer l’indépendance énergétique de la France . Une politique à double objectif ;

  • d’une part, l’indépendance militaire suppose la possession de l’arme nucléaire et d’une indépendance sur le plan industriel pour les besoins de la défense nationale ; et,
  • d’autre part, un contrôle sur toutes les principales sources d’énergie (uranium, pétrole).  

L’accès aux ressources pétrolières n’était sans doute pas la seule mission assignée à ELF. A travers le renseignement, la corruption et une forte proximité des services de renseignements, elle a été un outil efficace pour maintenir la présence française en Afrique. ELF a été une des principales de financement du parti gaulliste.

ELF a été, dès le départ, très liée aux Services de renseignements français, le SDECE devenu DGSE  (Direction générale de la sécurité extérieure) sous le Président François Mitterrand. Son premier président, M. Pierre Guillaumat, un expert en matière d’énergie (formé à l’Ecole des Mines et ancien Haut Commissaire à l’Energie Atomique), était une figure historique du gaullisme et un des fondateurs de ce qui deviendra le SDECE.

Comme toutes les compagnies pétrolières, ELF a mis en place son propre département de sécurité et de renseignements. Les liens entre le Service Afrique d’ELF et le SDECE furent très étroits. Le Colonel Maurice Robert, responsable du Département Afrique au SDECE a été embauché par ELF comme responsable des services de sécurité. Et ce mouvement au plus haut niveau entre ELF et le SDECE est une constante.  

A l’époque, cela était encore plus complexe, car ELF et le SDECE étaient sous une certaine forme supervision de M. Jacques Foccartpuissant proche collaborateur du Général De Gaulle à l’Elysée. Durant les présidences De Gaulle et Pompidou, M. Foccart fut un homme d’influence, de confiance avec des responsabilités couvrant tous les domaines.  

5. Domination à travers les institutions culturelles :  

La Franc maçonnerie  semble exercée une emprise en Afrique, contribuant à crée un réseau de loyauté et de confiance noyautant l’exploitation politique et économique de l’Afrique.  

Sous la Vème République, au moins deux francs-maçons furent ministres de la Coopération, le Socialiste Christian Nucci de la Loge du Grand Orient et le Gaulliste Jacques Godfrain de la Grande Loge de France.  

M. Guy Penne, Conseiller du président Mitterrand pour les Affaires Africaines (1981-1986) était membre de la Loge du Grand Orient. L’Ambassadeur Fernand Wibaux (aux côtés de M. Foccart),  Conseiller personnel du président Jacques Chirac était également Franc-maçon, initié de la Loge du Grand Orient  

Selon l’hebdomadaire l’Express du 17 avril 2008 :

« Tous les chefs d'Etat africains francs-maçons gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).  

Les frères au grand jour

  • Omar Bongo Ondimba (Gabon).
  • Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).
  • Idriss Déby Itno (Tchad).
  • François Bozizé (République centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d'une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l'automne 2007 la bénédiction du pape Benoît XVI.  

Les frères de l'ombre

Ceux-là s'abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L'Express se contredisent...

  • Abdoulaye Wade (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D'autant qu'il doit tenir compte de l'hostilité de l'islam confrérique envers la franc-maçonnerie.
  • Blaise Compaoré (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.
  • Amadou Toumani Touré (Mali).
  • Mamadou Tandja (Niger).
  • Thomas Yayi Boni (Bénin).
  • Paul Biya (Cameroun). Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

Ils ont été approchés et envisagent de rallier la « tribu ».

  • Faure Gnassingbé (Togo).
  • Joseph Kabila (République démocratique du Congo). »  

La langue, la culture, la nationalité française sont autant de moyens efficaces pour attirer et lier les peuples des anciennes «colonies à la « Mère Patrie ».

6. Domination à travers les interventions militaires :

Depuis l’assaut lancé pour réinstaller le président Léon M’Ba au pouvoir  en 1964, Paris est intervenu sur le continent africain en moyenne (mathématique) une fois par an , 35 fois en 34 ans :

  • Assassinat de  Sylvanius Olympio au Togo (1963)
  • En février  1964 Léon M'Ba a été renversé par un coup d'état.  Le 19 février, des parachutistes français le remettent au pouvoir, M Bongo est nommé Ministre des Affaires Etrangères puis Directeur de cabinet de M. Léon M’Ba.  Il devient très proche du « faiseur de rois », M. Foccart. Le Général De Gaulle l’a qualifié de « type valable » 
  • Intervention au Tchad (1968-1972)
  • Coup d’Etat au  Niger (1974): le Président Hamani Diori avait décidé d’indexer le prix de l’uranium sur celui du pétrole
  • Intervention in Shaba (1977)
  • Coup d’état en République Centrafricaine en 1966 (le Colonel Bokassa renverse le président Dacko, puis en 1979 retour de Dacko par l’Opération Barracuda avec le Proconsul Colonel Mansion)
  • Intervention française au Tchad pour soutenir le régime de M. Habré  (1983 et 1986)
  • Appui à M. Idriss Deby de la frontière soudanaise à N’Djamena in 1990 (Colonel Paul Fonbome sera le Proconsul au Tchad pendant un moment) ;
  • Intervention en Cote d’Ivoire (2003)
  • Intervention au Tchad (février 2008)   contre l’opposition armée,
  • Etc.  

Il y a des formes d’interventions indirectes menées par mercenaires interposés : There are very many indirect interventions, through mercenaries (a few examples):

  •   Soutien à la rébellion katangaise à travers Bob Denard (1965) ;
  •   Tentative de renversement du régime marxiste béninois en 1977 ;
  •   Renversement du Président Mohamad Djohar par une équipe dirigée par B.
      Denard (1995) 
  •   Appui à M. Hissein Habré pour renverser M. Goukouni Oueddei 1981-1982
  •   Etc..  

7. La politique française a-t-elle changé ?

 Tous ceux qui ont tenté une mise à jour et un développement de relations mutuelles avec les pays de l’Afrique Francophone n’ont pas, pour ainsi dire, survécu.  Deux exemples, un ancien et un plus récent montrent que la politique  n’a pas tellement changé :

  • En 1981, M. Mitterrand accède au pouvoir et nomme M. Jean-Pierre Cot à la Coopération. Celui-ci « démissionne » en 1982 parce qu’il plaidait pour un nouveau type de relations avec  l’Afrique.
  • En 2008, sous le Président Sarkozy , M Jean-Marie Bockel a été enlevé de son poste de Secrétaire à la Coopération pour celui de Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants. Il avait osé dire dans un entretien  au journal le Monde du 16 janvier 2008 que la France devait cesser de soutenir  ces dirigeants au pouvoir depuis des décennies et qui n’utilisent pas les ressources de leurs pays pour le bien-être de leurs populations.  

Toujours en 2008, le Gouvernement français se trouve partie prenante dans des histoires scabreuses de corruption, de scandales dans ses relations avec l’Afrique. l’Angolagate (http://www.paradisfj.info/spip.php?rubrique94 ) est sans doute le meilleur exemple impliquant trafic d’armes, pétrole, Russie, France, Angola (qui n’est pas un pays francophone.  Des situations dans lesquels on retrouve des hauts fonctionnaires comme M. Jean-Christophe Mitterrand ainsi que ceux de moindre envergure.  

L’exploitation du pétrole du Gabon et de la République du Congo sont autant d’exemples des terribles et inacceptables arrangements qui font de ces pays les pauvres  et endettés.  

Il y a toujours lieu d’espérer que ces rapports soient moins dominateurs, moins paternalistes et plus « libres, égalitaires et fraternels », pour un mieux-être des peuples africains. Tant il est vrai que les bourgeoisies africaines trouvent leur compte dans ces relations qui profitent aux bureaucrates et politiciens français.  

Suggestions de lecture :

  • La Piscine. Les Services Secrets Français, 1944-1984, Faligot Roger ; Krop Pascal Editeur :  Editions Du Seuil - Date : 1985
  • Ces Messieurs Afrique: Le Paris-Village. Du Continent Noir, Antoine Glaser; Stephen Smith,  Calmann-Levy, 1992
  • Livres écrits par  François-Xavier Verschave (fondateur de l’ONG Survie) :  

1. La Françafrique : Le plus long scandale de la République, 1999, Stock, 380 p. 
2. Noir silence, 2000, Les Arènes, 595 p. 
3. Noir procès : offense à chefs d'État, 2001, Les Arènes, 382 p.
4. Noir Chirac, 2002, Les Arènes, 310 p. 
5. De la Françafrique à la Mafiafrique, 2004, Tribord, 70 p. 

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